Pourquoi parler VACS au Cégep?
- Parce que chaque personne mérite le respect de sa dignité et de son intégrité physique,
- Parce que les personnes victimes de violences à caractère sexuel ne doivent jamais être laissées à elles-mêmes,
- Parce qu’il est essentiel d’en parler et d’agir,
- le Cégep de Sherbrooke s’engage fermement à prévenir et combattre les violences à caractère sexuel.
Beaucoup de gens pensent que la violence à caractère sexuel se limite aux gestes physiques sans consentement. En réalité, elle peut prendre plusieurs formes, incluant des paroles, des comportements, des pressions ou des gestes qui portent atteinte à l’intégrité, au respect ou au consentement d’une personne.
Voici quelques exemples courants (liste non exhaustive) :
- Dire ou faire des gestes obscènes
- Fixer quelqu’un de façon insistante ou inappropriée
- Siffler ou interpeller quelqu’un de manière suggestive (harcèlement de rue)
- Faire des remarques ou des commentaires à connotation sexuelle sur l’apparence ou les vêtements d’une personne
- Raconter des blagues ou utiliser des propos sexistes ou sexuels
- Ne pas respecter l’espace personnel ou l’intimité de quelqu’un
- Envoyer, publier ou partager du contenu à caractère sexuel sans consentement
- Harceler ou menacer une personne en ligne avec des messages ou références sexuelles
- Utiliser des propos violents ou dégradants à connotation sexuelle
Pour en savoir plus, vous pouvez suivre ces formations :
En mots et en images…
Le consentement, c’est un accord clair, libre et volontaire donné par une personne pour participer à une activité sexuelle. Il doit être donné en toute connaissance de cause, sans pression, et exprimé clairement.
Le silence, l’absence de réaction ou le fait de ne pas dire non ne signifie jamais un consentement.
Consentement et sport
La campagne « On s’écoute » donne la parole à la communauté étudiante du Cégep de Sherbrooke afin de sensibiliser aux enjeux du consentement et des violences à caractère sexuel (VACS) en contexte sportif.
Le Cégep est fier de contribuer à cette initiative, qui vise à favoriser un milieu sportif sain, sécuritaire et respectueux, et à mieux outiller la communauté face à ces enjeux essentiels.
Que faire si…
Il faut beaucoup de courage pour qu’une personne révèle qu’elle a été victime de violence à caractère sexuel. Il est essentiel de la soutenir et de lui montrer qu’elle n’a pas à accepter ce genre de comportement.
Voici quelques conseils pour bien réagir quand quelqu’un s’ouvre à vous :
- Écoutez sans jugement. Laissez la personne s’exprimer à son rythme et avec ses mots.
- Croyez-la. C’est son vécu, sa réalité. Votre rôle est de l’entendre et de la soutenir.
- Accueillez ses paroles et émotions sans minimiser ni amplifier. Contrôlez vos propres réactions pour qu’elle se sente libre d’exprimer ce qu’elle ressent.
- Déculpabilisez-la. Ce n’est jamais la faute de la victime. L’agresseur est responsable de ses actes. La victime doit surtout prendre soin d’elle.
- Montrez-vous disponible et soutenant. Si vous ne vous sentez pas capable d’aider, dites-le et aidez-la à trouver une personne-ressource compétente.
Rappelez-vous : votre soutien peut faire une grande différence.
Tout le monde peut agir pour prévenir les violences sexuelles et faire cesser des comportements inacceptables. Pour cela, il faut devenir un témoin actif. Avant d’intervenir, assurez-vous que votre sécurité est garantie.
Voici quelques actions possibles pour un témoin actif :
- Manifestez votre désapprobation face à des propos ou gestes sexuels déplacés, sexistes ou intimidateurs, en personne ou en ligne.
- Exprimez votre inconfort face au manque de respect dans votre entourage (campus, travail, maison, amis).
- Utilisez la distraction pour changer la dynamique et aider la personne à sortir de la situation.
- Intervenez directement, seul ou avec d’autres, pour faire cesser les violences ou signalez-les à une ressource compétente.
- Éloignez la victime de la situation dangereuse.
- Offrez votre aide et orientez la personne vers des ressources disponibles.
- Accompagnez toute personne intoxiquée et assurez-vous qu’elle rentre en sécurité avec une personne de confiance.
- Signalez les comportements inappropriés à une personne compétente.
- Soutenez la victime en témoignant en sa faveur si nécessaire.
Quelle est la différence?
Un dévoilement, c’est lorsqu’une personne exprime qu’elle a vécu une situation de violence à caractère sexuel. C’est à elle seule de décider si elle souhaite déposer une plainte ou non.
Le signalement consiste à transmettre des informations, anonymes ou non, sur une situation préoccupante. Il peut être fait par un témoin ou par une personne ayant reçu un dévoilement. Le signalement n’est pas une plainte formelle, mais permet d’informer le Cégep afin qu’il puisse agir si nécessaire.
La plainte administrative est une démarche officielle par laquelle la personne ayant fait un dévoilement décide de dénoncer formellement une situation de violence à caractère sexuel. Elle sera traitée par l’administration du Cégep, qui prendra les mesures appropriées envers la personne mise en cause.
Important :
Référez-vous aux annexes de la Politique pour acheminer votre plainte à la bonne personne, selon votre statut (personne étudiante, membre du personnel ou tiers).
Pour déposer une plainte à la police, contactez directement le Service de police de Sherbrooke.
Comment obtenir de l’aide ?
Sur le campus, vous avez accès à plusieurs services qui peuvent vous soutenir, que vous soyez victime, témoin ou que vous ayez reçu une confidence concernant une violence à caractère sexuel. Ces services vous accompagnent avec respect et confidentialité.
Située au Service d’aide psychosociale (local 5-22-133), la personne-ressource désignée en matière de violences à caractère sexuel a pour mission d’informer, sensibiliser, écouter, accueillir et accompagner toute personne ou groupe de la communauté collégiale ayant des besoins liés aux violences à caractère sexuel.
Personne-ressource désignée en matière de violence à caractère sexuel :
Valérie Massicotte, B, Sc.
Local 22-135 du pavillon 5 – Service d’aide psychosociale
819 564-6350, poste 5129
819 342-2947 (textos)
valerie.massicotte@cegepsherbrooke.qc.ca / ou par Mio
→ Du lundi au vendredi : 8 h à 12 h / 13 h à 16 h
Si la personne-ressource désignée n’est pas disponible, présentez-vous directement au Service d’aide psychosociale :
Local 22-133 du pavillon 5
819 564-6350, poste 5131
Du lundi au vendredi : 8 h 30 à 12 h / 13 h à 16 h
Hors des heures de bureau, des ressources externes sont disponibles.
Sécurité sur le campus
En cas de besoin, le Service de la sécurité sur le campus peut intervenir.
- Local 52-259 du pavillon 2
- Local 23-131 du pavillon 3
- Local 31-120 du pavillon 5
819 564-6350, poste 5149
Pour toute urgence, n’hésitez pas à contacter le 911 pour une assistance immédiate.
Urgence-Détresse
Le service d’Urgence-Détresse vise à permettre aux personnes vivant des situations de crise d’obtenir de l’aide de façon rapide.
Service disponible 24/7
819 780-2222
Info-Aide violence sexuelle
Ligne téléphonique d’écoute, d’information et de référence pour les victimes d’agression sexuelle et leurs proches (24/7)
1 888 933-9007
CALACS Agression Estrie
Service d’écoute et d’accompagnement d’urgence, (24/7), pour les femmes et adolescentes victimes d’agression sexuelle.
819 563-9999 ou 1 877 563-0793
SHASE
Soutien aux hommes agressés sexuellement en Estrie
819 933-3555
CAVAC
Services de première ligne, gratuits et confidentiels : intervention post-traumatique et psychosociojudiciaire, information sur les droits et les recours, assistance technique, accompagnement, orientation vers les services spécialisés.
819 820-2822 ou 1 877 822-2822
CIVAS
Organisme venant en aide aux personnes ayant commis ou ayant peur de commettre un comportement sexuel déviant.
819 564-5127
Interligne
Centre de première ligne en matière d’aide et de renseignements à l’intention des personnes concernées par la diversité sexuelle et la pluralité des genres. Interligne a également développé la plateforme Alix, un endroit sécuritaire pour parler des violences vécues par les communautés LGBTQ+. Alix offre la possibilité de déclarer la violence vécue de manière complètement anonyme.
1-888-505-1010 (téléphone et texto)
Service de police de Sherbrooke (SPS)
Renseignements, plaintes et signalements :
819 821-5555
575, rue Maurice-Houle, Sherbrooke
Vous avez été victime d’une agression sexuelle? Présentez-vous au Centre désigné en matière d’agression sexuelles de l’Estrie afin de recevoir une aide médicale et psychologique spécialisée.
Si l’agression a eu lieu il y a moins de 5 jours, des tests (trousse médico-légale) pourront être effectués dans le but de recueillir des éléments de preuve pour une future accusation au criminel s’il y a lieu.
Centre désigné en matière d’agression sexuelle de l’Estrie
CIUSS – Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke – Hôpital Fleurimont
3001, 12e Avenue Nord
Fleurimont (Québec) J1H 5N4
819 346-1110
(24/7)
À la réception d’informations relatives à une situation de violence à caractère sexuel, l’équipe multidisciplinaire concertée du Cégep de Sherbrooke (EMC), responsable de la gestion de la politique et des plaintes, s’engage à offrir une écoute attentive, un soutien psychosocial, ainsi que des mesures d’accompagnement et des références vers des services spécialisés, y compris les services policiers, selon les besoins exprimés.
L’EMC évalue, en collaboration avec les directions et la personne concernée, les mesures d’accommodement nécessaires, notamment celles visant à protéger les personnes contre toute forme de représailles.
Le Cégep s’engage à répondre à toute demande dans un délai maximal de sept (7) jours, conformément aux exigences légales.
Vous êtes victime d’un partage sans consentement de votre image intime ou d’une menace d’un tel partage?
La Loi visant à contrer le partage sans consentement d’images intimes vous offre des solutions.
Vous pouvez demander une « ordonnance urgente de cessation ou de prévention du partage d’une image intime » au moyen d’un formulaire simple qui sera traité de manière urgente par un juge de la Cour du Québec ou un juge de paix magistrat.
Pour plus d’information :
Valérie Massicotte, B, SC.
Personne-ressource désignée en matière de violence à caractère sexuel
819-564-6350, poste 5129
Pavillon 5, local 22-135