La cote de rendement collégial (CRC), souvent appelée cote R, est une méthode pour évaluer l'excellence d'un dossier scolaire et pour gérer les admissions dans plusieurs universités québécoises. La cote R n'est ni une mesure du talent, ni une mesure du potentiel d'un individu.
Qui est à l’origine de la cote R ?
Les universités jugent essentielles que les méthodes utilisées pour comparer et classer des étudiants, dans le cadre du processus d’admission, soient les plus objectives et équitables possibles. La CREPUQ (Conférence des Recteurs et des Principaux des Universités du Québec) a donc instauré la mesure dont il est question ici.
Quelles sont les constituantes de la cote R ?
La cote R est constituée de deux éléments: la cote Z et l'indicateur de la force du groupe (IFG).
La cote Z est une mesure statistique qui permet de positionner le résultat d'un étudiant par rapport à celui de ses collègues, en tenant compte de la moyenne et de l'écart-type des résultats du groupe. La cote Z d'un étudiant varie entre -3 et 3. Toutefois, en pratique, environ 95 % des cotes z sont situées entre -2 et 2.
Jusqu'en 1994, la cote Z était le critère de sélection utilisé par les universités. Cette mesure comportait certaines lacunes (par exemple, un étudiant fort inscrit dans un groupe où tout le monde était fort avait de la difficulté à obtenir une bonne cote Z). On a voulu corriger cet effet.
Dans le calcul de la cote R, on ajoute l'indicateur de la force du groupe (IFG). Cet indicateur permet de tenir compte des caractéristiques particulières d'un groupe d'étudiants et donc de corriger certains effets indésirables. L'IFG est calculé à partir des moyennes pondérées obtenues à l’ensemble des cours de 4e et de 5e secondaires par tous les élèves qui appartiennent à un même groupe au cégep. L'influence de l'IFG sur la cote R est moindre que celle de la cote Z.
On calcule ensuite la cote R grâce à la formule CRC = (cote Z + IFG + 5) x 5.
L’ajout du 5 et la multiplication par 5 n’ont pour but que d’obtenir des nombres positifs qui varient habituellement entre 15 et 35.
Comment distinguer les cotes R associées à chaque cours et la cote R utilisée par les universités ?
Pour chaque cours suivi par un étudiant, à l'exception des cours d’appoint, des cours donnés à un groupe qui comptait moins de six notes supérieures ou égales à 50 et des cours où tous les étudiants ont obtenu la même note, une cote R est calculée.
La cote R utilisée pour l'admission dans les universités est la moyenne pondérée (selon le nombre d'unités rattachées à chaque cours) des cotes R de l’ensemble des cours.
Voici, à titre indicatif, un lien entre la cote R d’un étudiant dans un cours et la position relative de cet étudiant dans son groupe :
Cote R
Entre 32 et 35
Notes très supérieures à la moyenne
Entre 29,5 et 31,9
Notes supérieures à la moyenne
Entre 26 et 29,4
Notes au-dessus de la moyenne
Entre 20 et 25,9
Notes dans la moyenne
Les cours échoués sont-ils considérés dans la cote R ?
Depuis le semestre d’hiver 2005, les cours échoués au premier trimestre d’inscription au collégial ne comptent que pour le quart (0,25) des unités qui leur sont attribuées. Pour les trimestres subséquents, cette pondération passe à 0,5.
La cote R est-elle considérée dans tous les programmes universitaires ? Est-elle la seule mesure utilisée ?
Il appartient à chaque établissement universitaire de déterminer si les résultats scolaires doivent ou non servir de critère de sélection. L’utilisation de la cote R est largement répandue dans le cadre du processus de sélection pour l’admission aux programmes contingentés. Et dans plusieurs de ces programmes, d’autres critères peuvent remplacer ou s’ajouter à la cote R pour effectuer la sélection des candidats. Seuls les programmes très contingentés (médecine, optométrie et orthophonie, par exemple) nécessitent généralement une cote R très élevée.
Pour d’autres informations, vous pouvez consulter le site de la CREPUQ, à l’adresse www.crepuq.qc.ca.