Collection

Au fil des années et grâce à la générosité de ses partenaires, la Fondation Cégep de Sherbrooke s’est constitué une collection d’œuvres réalisées par des finissants et finissantes du programme Arts plastiques et Arts visuels du Cégep de Sherbrooke. Vous trouverez ci-dessous, et pour chaque année, une image de l’œuvre choisie ainsi qu’un texte de présentation de l’artiste.

Sans pli aucun, Odile Nadeau (2013)

Acrylique, encre de chine, crayon permanent
140 x 51 x 4,5 cm (55 x 20 x 1 3/4 po)

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Diplômée 2013 du Cégep de Sherbrooke en Arts plastiques, Odile  Nadeau opte pour une approche minimaliste qui aspire à la finesse. À travers sa production, elle exploite majoritairement des éléments simples, mais évocateurs, porteurs d’une résonance poétique. Son travail se compose de toiles et de sculptures exploitant des thèmes aux limites de la figuration, représentant des fragments référant au réel, dans un contexte et selon des matériaux contraires ou lointains à la réalité.

Sans pli aucun est une toile panoramique représentant un personnage, ni homme ni femme, portant sur son dos courbé un amas de formes triangulaires. Bien que la toile semble dégager une atmosphère sereine et presque apaisante par sa sobriété, une dualité s’en dégage, une dualité qui veut évoquer l’ambiguïté, le doute. Ainsi, la partie du haut avec ses couleurs plus lourdes, appliquées de façon vaporeuse, ses lignes droites et l’absence de référence au réel confronte l’interprétation de l’observateur avec la partie du bas aux couleurs diaphanes appliquées froidement, aux lignes courbes et à sa référence à l’Homme. Abordé selon un désir d’y trouver sens, Sans pli aucun peut évoquer le poids du monde, un poids pollué et douloureux, porté sur le dos d’une société hétérogène fragile. Au-delà de ce sens premier associé à sa simplicité, le tableau tend à emmener l’observateur plus loin dans sa réflexion.

Cryogénie, Maude Gaboriault-Boudreau (2012)

Diptyque - acrylique sur toile
137 x 182 cm (54 x 72 po)

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Cryogénie est un diptyque qui représente un jeune homme sur fond noir et une jeune femme sur fond blanc. Même si les deux tableaus semblent opposés en ce qui a trait à ces aspects, on parvient tout de même à ressentir une forte connexion entre les sujets. Il y a d'abord un lien chromatique établi par le choix d'une palette pure identique pour les deux toiles, mais également par l'expression facilae partagée par les personnages. Ils abordent tous deux un sourire spontané et une insouciance presque éclatante, ce qui donne au spectateur l'impression que les deux toiles communiquent, que les sujets interagissent. De surcroît, la présence de constrastes chaud-froid et clair-obscur procure une intensité et une luminosité qui viennent rehausser l'expression des sujets. L'application de la peinture de manière instinctive contribue également au sens de l'oeuvre.

Élastiques, Nadia Thériault (2011)

Élastiques et acrylique sur masonite
122 x 122 cm (48 x 48 po)

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Le tableau Élastiques suggère l'abstraction par l'accumulation de formes qui viennent créer une surface sur laquelle l'oeil se promène, comme dans un « all over ». C'est une oeuvre qui parle essentiellement de son matériau (les élastiques) et de jeux formels qu'il y crée. Mais c'est aussi une oeuvre qui pourrait se situer dans un registre Pop. Par l'utilisation d'un objet banal répété plusieurs fois, le sens évoqué par le élastiques se trouve à être détourné de celui d'origine. C'est une oeuvre dans laquelle on se laisse porter par le rythme, les ondulations des formes qui sont créées par les élastiques, matériau issu de la culture populaire.

Parcelles de ma boîte crânienne, Myriam Ménard (2010)

Acrylique et techniques mixtes
122 x 80 cm (48 x 31,5 po)

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Toujours grâce à l'engagement d'Espace vital architecture, la Fondation acquiert la quatrième oeuvre de sa collection, une toile de Myriam Ménard, finissante 2010 en Arts plastiques au Cégep de Sherbrooke.

Cette toile est un autoportrait interprété de manière non conventionnelle. Myriam Ménard a appliqué sur son support tout ce qu'elle ressentait intérieurement. Les mots inscrits sur la surface font partie de ses questionnements du moment. Ces questions qui l'empêchent de respirer. C'est une minime parcelle de ce que sa boîte crânienne contient et que personne ne voit.

Vrishabha, Stéphanie L'Italien (2009)

Aquarelle, plomb et encre à l'huile
76,2 x 58,42 cm (30 x 23 po)

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La Fondation Cégep de Sherbrooke, grâce à l'engagement d'Espace vital architecture, se porte acquéreur de la troisième œuvre de sa collection, une toile de Stéphanie L'Italien, finissante 2009 en Arts plastiques au Cégep de Sherbrooke.

L'œuvre Vrishabha s'inscrit dans son corpus grâce à sa composition peu chargée, à la richesse des détails, des textures et par sa simplicité picturale. La majorité de l'œuvre a été réalisée à l'aquarelle, au plomb et finalement à l'encre à l'huile à l'aide de la technique d'estampe du bois gravé. Le terme «Vrishabha» est en fait son horoscope indien. La plage rose nous donne à quelques endroits l'impression d'un champ de fleurs ou d'un coucher de soleil, le gribouillis nous donne un effet de tourbillon, de mouvement et les pois turquoise reliés à des ficelles pourraient représenter l'ovule fécondé, faisant un lien avec la naissance et l'horoscope...

Penna, Émilie Provost-Cabana (2008)

Acrylique sur toile
187 x 84 cm (73,5 x 33 po)

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La Fondation Cégep de Sherbrooke, grâce à l’engagement d’Espace Vital Architecture, se porte acquéreur de la deuxième œuvre de sa collection, une toile d’Émilie Provost-Cabana, finissante 2008 en Arts plastiques au Cégep de Sherbrooke.

En explorant de nouvelles approches et de nouvelles techniques, Émilie Provost-Cabana a illustré un objet banal d’une vue très rapprochée afin que les observateurs ne puissent le reconnaître au premier coup d’œil. Effectivement, au lieu de voir l’objet en question, une plume de paon, on perçoit plutôt un champ ou une feuille. L’effet voulu est donc bien réussi!

Abstrusus, Simon Rolland (2007)

Techniques mixtes
38 x 57 cm (15 x 22 ½ po)

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La Fondation Cégep de Sherbrooke, grâce à la générosité du commanditaire majeur d’Automn’Art, la Caisse Desjardins de Sherbrooke-Est, est heureuse de se porter acquéreure de la première œuvre de la Collection Fondation Cégep de Sherbrooke. Cette toile est de Simon Rolland, finissant 2007, en Arts plastiques au Cégep de Sherbrooke.

Le travail de Simon Rolland est avant tout une transposition de l'art musical vers la peinture. Il crée intuitivement formes, couleurs et structures plastiques en gardant la logique propre à l'harmonie musicale. Le but étant de capter l'essence de l'art dans ce qu'il a d'universel et d'oublier le support d’impression artistique.